La genèse

La sortie d’école d’art est un moment bien souvent délicat, surtout sur la capitale avec le passage de la vie d’atelier à la réalité « terrain » de la location d’un espace de travail, aussi bien d’un point de vue pratique que financier.

C’est en 2013 à la sortie de leurs écoles respectives (Beaux-Arts de Paris et de Rennes, école Estienne) que les cinq compères (Claire Pedot, Clément Balcon, Baptiste Caccia, Benjamin Grafmeyer et David Rybak) fondent l’association l’Insolante.

Projet muri durant leurs études, c’est après avoir monté un dossier auprès des services de la mairie de Paris que les jeunes diplômés récupèrent dans le 20e arrondissement des locaux « brut de béton » en pied d’immeuble.

Après la réalisation de travaux et l’aménagement de l’espace, les voici tous les cinq installés depuis maintenant 2 ans.

L'insolante clément balcon

L’insolante, Photo Lechassis

L'insolante clément balcon

L’insolante, Photo Lechassis

L’Insolante

Avec un nom venant d’une « blague pour imprimeur » – faisant référence à la technique de l’insolation employée en sérigraphie – le lieu est aujourd’hui à la fois un atelier d’artistes, un espace d’impression et d’édition.

La viabilité économique de l’aventure semble acquise, car le groupe est plutôt bien organisé. En effet, afin d’amortir les machines et de payer le loyer, l’atelier est ouvert aux commandes dites « d’artisanat d’art ».

« Depuis l’ouverture de l’atelier, nous n’avons jamais déboursé d’argent personnel pour la poursuite du projet » renchérit Baptiste Caccia.

Pour autant l’atelier met un point d’honneur à faire en sorte que la pratique des commandes n’empiète pas trop sur les pratiques artistiques de chacun et que ce travail reste créatif. « On ne veut pas devenir exclusivement imprimeurs » poursuit Baptiste.

L'insolante, Photo Lechassis

L’insolante, Photo Lechassis

L'insolante, Photo Lechassis

L’insolante, Photo Lechassis

L'insolante, Photo Lechassis

L’insolante, Photo Lechassis

Comme le souligne Clément Balcon, c’est avant tout un espace de travail pour les pratiques artistiques personnelles des membres de l’association. L’organisation semble fluide, tout ce petit monde s’organisant en rotations pour les travaux à effectuer pour l’extérieur.

Au delà de l’espace, le groupe souhaite aussi faire connaître les pratiques contemporaines de l’impression et de la sérigraphie en particulier auprès de l’extérieur.

Camouflage

Même s’il s’agit d’une technique commune, celle de la sérigraphie, chacun a une pratique et une approche bien différente.

Aucune volonté d’uniformité visuelle n’est présente au sein du groupe. D’ailleurs ils ne souhaitent pas (pour le moment) se revendiquer en tant que collectif.

Lors de notre visite, l’exposition « camouflage » présente cependant pour la première fois les travaux des cinq artistes dans une même volonté de présentation, sans pour autant réfléchir à une approche commune, mis à part le choix du format.

L'insolante, Photo Lechassis

L’insolante, Photo Lechassis

La réunion

Le quartier semble avoir bien changé en seulement deux ans, nous raconte Clément. « Avec la gentrification flagrante et l’installation de cabinets d’architectes, le quartier est transformé ».

L'insolante, Photo Lechassis

L’insolante, Photo Lechassis

L’Insolante s’est ancrée dans la vie de quartier, le projet est bien reçu par le voisinage. La première commande officielle du groupe en 2014 émanant d’ailleurs de l’école du coin, pour un projet d’affiches avec les élèves.

Un principe à démultiplier dans tout paris non ?

Plus d’informations

Le site de l’insolante