Le salon

Jeune création est une association fondée en 1949 (sous le nom Jeune Peinture) animée par un comité d’artistes bénévoles élus.

Le salon annuel de Jeune Création est une exposition internationale d’art contemporain, avec cette année 58 artistes de moins de 45 ans qui ont été sélectionnés par un Jury parmi plus de 3000 dossiers.

Fait singulier, il n’y a pas de commissaire d’exposition pour concevoir le salon, ce sont les artistes de l’association qui s’occupent de tout, de la scénographie au montage.

Pour certains jeunes artistes fraîchement diplômés, c’est la première occasion de présenter leurs œuvres auprès d’un large public.

La visite

Depuis 5 ans le salon a lieu au 104 dans le nord de Paris, avec une superficie de 3000 m2, et dont la principale ambition est de dresser un panorama d’une création émergente, sorte de rendez-vous de repérage et d’anticipation.

L’exposition est divisée en 3 gros blocs, et l’espace est assez vaste pour offrir un bon panorama contemplatif permettant de déambuler selon l’envie et l’humeur, malgré le bruit ambiant des autres activités du 104.

Ce qui rend le salon intéressant c’est aussi sa proximité qui décomplexe l’art contemporain, notamment par la médiation très abordable, et la présence de certains artistes qui peuvent prendre le temps de présenter leur travail et de recevoir les critiques du public.

La boutique

Une petite boutique où l’on rentre comme dans une boite, très bien pensée avec ses œuvres des artistes du salon à moins de 300€. Des petits formats pour des petits budgets. bien vu

Coup de cimaise♥

©Béranger Laymond, courtesy jeune créationLechassis a adoré l’oeuvre de béranger Laymond  » The Neighborhood-Village » composée d’une maquette et d’un visuel.

L’installation est composée d’une maquette représentant un projet immobilier avec des maisons tirées de vieux films d’horreurs vintage, et en contrechamps une peinture angoissante et très cinématographique.

La peinture pourrait faire penser à une campagne de promotion immobilière, mais en lieu et place d’un visuel bien propre sur lui, le passant est confronté à une affiche froide et terrifiante.

Derrière un certain idéal des classes moyennes pour ce type de lotissements sécurisés,calmes et communautaires – derrière la promesse d’une vie bien propre – peut se cacher un sentiment de psychose.

On ressent vraiment de la paranoïa lorsque l’on est confronté au « Neighborhood-Village ».

Comment vont réagir les habitants aseptisés lorsqu’un comportement déviant fera son apparition?

© Novembre 2013 – Lechassis – Romain Semeteys