Pour la deuxième année consécutive, le prix « Mezzanine Sud » récompense quatre artistes de moins de 35 ans qui entretiennent un « rapport avec le grand Sud-Ouest » (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine). Initié par les Abattoirs de Toulouse et le CIC, l’initiative attribue à chaque artiste sélectionné un budget de production de 3000 euros ainsi qu’un espace d’exposition de 80m2 dans les salles des Abattoirs, pour une présentation des lauréats.

Pour cette édition 2015 les quatre artistes retenus sont Pierre Clément, Christophe Herreros, Selma Lepart et Adrienne Sabrier. L’exposition est quant à elle visible jusqu’au 3 Avril 2016.


L’exposition commence avec la salle consacrée au travail d’Adrienne Sabrier, riche de différentes propositions et matériaux, entre dessins, sculptures et végétaux. Son univers singulier et onirique est notamment présent à travers ces visages graves et fantomatiques, que l’on retrouve incrustés dans les céramiques que l’artiste a réalisées dans une poterie de Montastruc, à quelques kilométres de Toulouse.

Adrienne Sabrier, prix mezzanine sud 2015 les abattoirs

Adrienne Sabrier, prix mezzanine sud 2015, les Abattoirs. Courtesy Lechassis

Adrienne Sabrier, prix mezzanine sud 2015 les abattoirs

Adrienne Sabrier, prix mezzanine sud 2015 les Abattoirs. Courtesy Lechassis

Nous entrons ensuite dans la pièce de Selma Lepart, où un bloc sombre et intriguant accueille le visiteur. Si la forme rappelle volontiers celle d’un cercueil, c’est ici l’eau qui (re)fait surface, à heure fixe, couvrant la pierre d’une pellicule laissant apparaître des symboles étranges et organiques. L’eau a ici une conscience propre, fluide et éphémère.

Selma Lepart, prix mezzanine sud 2015 les abattoirs

Selma Lepart, prix mezzanine sud 2015 les Abattoirs. Courtesy Lechassis

Selma Lepart, prix mezzanine sud 2015 les abattoirs

Selma Lepart, prix mezzanine sud 2015 les Abattoirs. Courtesy Lechassis

En contraste Pierre Clément se sert de la lumière pour créer un champs d’installations entre transparence et assemblages complexes. Lui aussi fait apparaître des écritures, incompréhensibles au profane, via ses sculptures en plexiglas sur lesquelles sont imprimés (UVjet) des brevets d’écrans informatiques. Comme une dissection, les plans sont dupliqués en plusieurs strates, créant des formes très techniques à la frontière entre architecture et ingénierie.

Pierre Clément, prix mezzanine sud 2015 les abattoirs. Courtesy Lechassis

Pierre Clément, prix mezzanine sud 2015 les Abattoirs. Courtesy Lechassis

Pierre Clément, prix mezzanine sud 2015 les abattoirs. Courtesy Lechassis

Pierre Clément, prix mezzanine sud 2015 les Abattoirs. Courtesy Lechassis

Christophe Herreros investit la dernière salle pour présenter trois films réalisés entre 2010 et 2015 (deux projections et un moniteur). Pour sa dernière pièce en date et comme à son habitude, l’artiste laisse au spectateur le choix d’imaginer sa propre narration. Ici, entre histoire d’amour, gang de motard et dinosaures. Un superbe final sur une jungle, façon Apocalypse Now. On entendrait presque des hélicoptères au loin…ah non ce sont des dinosaures !

Christophe Herreros, prix mezzanine sud 2015 les abattoirs. Courtesy Lechassis

Christophe Herreros, prix mezzanine sud 2015 les Abattoirs. Courtesy Lechassis

Christophe Herreros, prix mezzanine sud 2015 les abattoirs

Christophe Herreros, prix mezzanine sud 2015 les Abattoirs. Courtesy Lechassis

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