Pendant la semaine de l’art contemporain fin octobre et ses nombreuses foires et évènements, le quartier du Marais sera une fois de plus en ébullition autour de la YIA – Young International Artists pour une cinquième édition, entre le coeur de l’évènement au carreau du temple et les nombreux hors-les-murs dans le quartier. 65 galeries seront ainsi présentées (dont près de 40% étrangères), pour 200 artistes.


Cette année, Lechassis s’associe à la YIA pour la remise de coups de coeurs « jeune création » sur le salon*

Nous avions déjà posé quelques questions à Romain l’année dernière lors de la première édition au Carreau du Temple (ici). Cette fois-ci dans le cadre de notre partenariat nous lui posons des questions plus personnelles sur 3 sujets : le marché, les jeunes artistes et les marques.

Toi qui as une bonne vision de la scène étrangère, par exemple lors de vos repérages sur différentes foires internationales (Armory Show, ArtBrussels,etc.), quelle est ta vision du marché Français, que l’on qualifie en « déclin » (cf. rapport Artprice 2015) ?

A mon sens, il est certain qu’il est très difficile pour la scène française d’être représentée à l’étranger. Cependant, j’ai été heureux de retrouver ces dernières années des solo show tel celui de Buren par la galerie Kamel Mennour à l’Armory show ou bien encore, celui de Mathieu Mercier sur Artbasel avec sa galerie allemande Mehdi Chouakri.
 
La scène émergente française peine à s’imposer; mais ce n’est qu’une question de temps. D’ici deux trois ans, nous allons, j’en suis certain, retrouver un vrai dynamisme à travers le monde. Les galeries évoluent, les artistes s’adaptent et de plus en plus il est possible de les retrouver à l’étranger. Pour exemple Morgane Tschiember qui a une vraie actualité à l’étranger, ou bien encore Lionel Sabatté présent dans plusieurs galeries en Europe.
Lionel Sabatté,courtesy of Galerie C

Lionel Sabatté,courtesy of Galerie C

De mon côté, je ressens une assez bonne énergie auprès des jeunes artistes, par exemple sur Paris et Marseille où beaucoup d’initiatives se montent. Ça bouge. Tu es de cet avis ?

Tout à fait, depuis Marseille 2013 et tous les efforts de Triangle France, on a à Marseille une vraie dynamique: par exemple, à travers les galeries qu’elles soient associatives ou privées, comme la galerie Arnaud Deschin. A Paris aussi ça bouge. En France, on a tendance à se plaindre. Cependant l’ouverture de la nouvelle foire Paris Internationale ou les initiatives prises par des collectifs comme EXO EXO; en complément d’autres projets montrent bien une réelle volonté en France, d’aller de l’avant. C’est aussi le cas pour Lille qui tisse année après année un vrai programme culturel.
Jerome Cavaliere , Courtesy La GAD

Jerome Cavaliere , Courtesy La GAD

Autour d’un collège critique, vous lancez la seconde édition du Prix YIA ART FAIR pour l’art contemporain. Un partenaire privé vous suit pour ce projet (K-Way cette année, Uniqlo pour la dernière édition), comment vous accompagne t-il ? Et au delà, crois-tu à l’explosion des partenariats marques / art contemporain dans les prochaines années ?

Chaque année, nous recherchons des dotations pour les Lauréats mais aussi pour les partenaires du salon. Cette année la marque K-Way joue le jeu après Uniqlo l’année dernière. Oui, les marques vont être de plus en plus présentes. Maintenant il est important de bien les accompagner pour leur donner l’envie d’aller chaque année encore plus loin et ainsi être à l’initiative de projets encore plus ambitieux.
 
En tout cas, pour conclure, donnons nous tous rendez-vous entre le 23 et le 25 octobre au Carreau du Temple. Cette cinquième édition du YIA ART FAIR sera la preuve du dynamisme français mais aussi de l’intérêt pour les artistes et galeries étrangères d’être présentés en France lors de la FIAC et de la semaine de l’art contemporain d’octobre.
Caroline Corbasson, courtesy l'inlassable

Caroline Corbasson, courtesy l’inlassable

Tatiana Wolska, courtesy Feizi Gallery

Tatiana Wolska, courtesy Feizi Gallery

Raphaël Denis, courtesy galerie Sator

Raphaël Denis, courtesy galerie Sator

*Lechassis, plateforme de soutien à la jeune création, remettra ses coups de coeur durant la cinquième édition du salon à cinq artistes.

Cinq oeuvres seront ainsi photographiées et feront l’objet d’un contenu original sur le site comme une exposition éphémère et imaginaire en ligne.

Les cinq artistes devront être présentés par des galeries participantes différentes, et chacune se verra remettre un cartel Lechassis sur son stand.

La sélection sera effectuée par un jury Lechassis sur la base de jeunes artistes en début de carrière, âgés de moins de 35 ans.

Le jury Lechassis sera composé de Romain Semeteys (fondateur), Nathalie Desmet (théoricienne et critique) et Noémie Monier (critique).

Plus d’informations

Le site de la YIA

Crédit photo couverture : courtesy le carreau du temple